Un tableau de bord projet permet de transformer les données quotidiennes d’une mission en informations utiles pour décider. Dans un bureau d’études comme dans un cabinet d’architectes, il doit donner une vision claire de l’avancement, des délais, de la charge, du budget et de la rentabilité. Le défi n’est pas d’afficher le plus grand nombre de KPI, mais de sélectionner ceux qui répondent aux questions des dirigeants, des chefs de projet et des responsables administratifs. Quels livrables sont terminés ? Quelle charge reste à produire ? Les temps consommés correspondent-ils au budget prévu ? Les honoraires ou la facturation suivent-ils l’avancement réel ? Voici comment construire un tableau de bord projet adapté aux projets d’architecture et d’ingénierie.

Qu’est-ce qu’un tableau de bord projet ?

Un outil de pilotage, pas seulement un reporting

Un tableau de bord projet centralise les indicateurs essentiels d’une mission et les présente dans un format lisible. Il peut prendre la forme d’un tableau, d’une interface interactive ou d’une vue intégrée à un logiciel de gestion de projet.

Son rôle est de faciliter la compréhension de la situation et de permettre une action rapide. Un chef de projet doit pouvoir identifier les livrables en retard, les ressources disponibles, les écarts de charge ou les points nécessitant une validation sans reconstituer l’information à partir de plusieurs fichiers.

Dans un BET ou un cabinet d’architectes, le tableau de bord doit relier les dimensions opérationnelles et financières. L’avancement d’une phase ne peut pas être analysé séparément du temps consommé, du budget, des honoraires ou des coûts de sous-traitance.

La différence entre KPI et tableau de bord

Un KPI est un indicateur qui mesure un élément précis. Il peut s’agir du temps passé sur une phase, du taux d’avancement d’un livrable, du budget consommé ou du montant restant à facturer.

Le tableau de bord organise plusieurs KPI autour d’un objectif de pilotage. Il permet de lire les indicateurs ensemble et de comprendre leurs relations. Par exemple, une hausse du temps consommé peut être cohérente si l’avancement des livrables progresse au même rythme. Elle peut aussi signaler un besoin d’analyse si la production reste inférieure aux prévisions.

Adapter les indicateurs au destinataire

Le dirigeant recherche une vision globale de la rentabilité, de la charge et des projets nécessitant une décision. Le chef de projet suit plus précisément les tâches, les jalons, les ressources et les points de blocage. Le responsable administratif s’intéresse davantage aux temps saisis, à la facturation et aux éléments financiers.

Un même projet peut donc être présenté dans plusieurs vues, avec des niveaux de détail adaptés à chaque responsabilité.

Les KPI opérationnels à suivre sur un projet

L’avancement des livrables et des jalons

Le premier indicateur à suivre est l’avancement réel des livrables. Il peut être exprimé par statut : à démarrer, en cours, remis, en validation ou validé.

Les jalons permettent de structurer cette information. Dans un cabinet d’architectes, ils peuvent correspondre aux différentes phases de mission. Dans un BET, ils peuvent être associés aux lots techniques, aux études ou aux remises de documents.

Le tableau de bord doit faire ressortir les livrables qui nécessitent une action, notamment lorsqu’ils sont proches de leur échéance ou en attente d’une validation externe.

Le respect des délais

Le respect des délais ne se mesure pas uniquement à la date finale du projet. Il est préférable de suivre les échéances intermédiaires, les dates de validation et les éventuels décalages par phase.

Un retard sur un jalon peut avoir un impact sur les ressources, la facturation ou les interventions des partenaires. En identifiant l’écart suffisamment tôt, le chef de projet peut réorganiser le planning et informer les personnes concernées.

Le reste à faire

Le reste à faire correspond aux tâches, livrables et ressources encore nécessaires pour terminer la mission. Il complète l’information sur l’avancement et donne une vision plus concrète de la suite du projet.

Dans un tableau de bord projet, le reste à faire peut être suivi en jours, en heures, en charge financière ou par phase. Il permet notamment de comparer le travail restant avec les disponibilités des équipes et le budget encore disponible.

Les KPI liés aux ressources et à la charge

La charge planifiée et la charge consommée

La charge planifiée correspond au temps prévu pour réaliser les tâches ou les phases. La charge consommée indique le temps déjà saisi par les collaborateurs.

La comparaison entre ces deux données permet d’identifier les écarts. Une phase peut consommer davantage que prévu en raison d’une demande complémentaire, d’une difficulté technique ou d’un besoin de reprise. L’objectif est de comprendre l’écart afin d’ajuster les prochaines étapes.

Les temps passés par projet, phase ou lot

Le suivi des temps est particulièrement utile dans les métiers où la rentabilité dépend directement de la charge mobilisée. Les temps peuvent être analysés par affaire, client, phase, lot technique, collaborateur ou type de tâche.

Pour un cabinet d’architectes, cette lecture permet de rapprocher les heures consacrées aux phases de mission et les honoraires prévus. Pour un BET, elle facilite le suivi de la charge par lot et par intervenant.

Le taux d’occupation et l’allocation des ressources

Le taux d’occupation permet de visualiser la charge des équipes sur une période donnée. Il aide à identifier les périodes de surcharge, les disponibilités à venir et les besoins de répartition entre les projets.

Le tableau de bord doit aussi faire apparaître les compétences mobilisées sur les prochaines étapes. Cette information facilite l’allocation des ressources et la préparation des nouvelles affaires.

Les KPI financiers du tableau de bord projet

Le budget prévu et le budget réalisé

Le budget prévu constitue la référence de départ. Le budget réalisé mesure ce qui a déjà été consommé en temps, en coûts internes, en achats ou en sous-traitance.

Cette comparaison doit être analysée avec l’avancement des livrables. Un budget consommé à 60 % ne signifie pas nécessairement que le projet est réalisé à 60 %. Le tableau de bord doit donc croiser consommation et production.

La marge réelle et la marge projetée

La marge réelle correspond à la situation observée à date. La marge projetée prend en compte le réalisé et l’estimation du reste à faire.

La comparaison entre ces deux informations permet de mesurer la trajectoire du projet. Elle aide le responsable d’affaire à décider s’il faut réviser le planning, ajuster les ressources, clarifier le périmètre ou actualiser les prévisions.

Le chiffre d’affaires facturé et le reste à facturer

Le chiffre d’affaires facturé permet de suivre les montants déjà émis. Le reste à facturer indique les sommes encore associées aux prestations réalisées ou aux prochains jalons.

Pour les cabinets d’architectes, cet indicateur peut être relié aux phases de mission et à la facturation à l’avancement. Pour les BET, il peut être rapproché des lots livrés, des situations ou des jalons contractuels.

Les coûts de sous-traitance et de co-traitance

Les coûts externes doivent être intégrés au tableau de bord lorsqu’ils participent à la réalisation du projet. Une vision limitée aux temps internes peut donner une lecture incomplète de la rentabilité.

Le suivi des partenaires doit permettre de connaître leur périmètre d’intervention, les livrables attendus, les coûts engagés et l’avancement des travaux confiés.

Quels KPI pour un bureau d’études ?

Dans un bureau d’études, le tableau de bord projet peut être organisé par affaire, lot technique et phase. Les indicateurs prioritaires sont généralement les suivants :

  • avancement des études par lot ;
  • jalons atteints et prochaines échéances ;
  • temps prévus et temps consommés ;
  • reste à faire par intervenant ;
  • coûts de sous-traitance et de co-traitance ;
  • budget prévu et réalisé ;
  • marge projetée par affaire ;
  • facturation émise et reste à facturer.

La page Karanext dédiée à la gestion de projet pour les bureaux d’études présente notamment le suivi des phases, des ressources, des temps, des budgets et des indicateurs de rentabilité.

[H2 : Quels KPI pour un cabinet d’architectes ?

Pour un cabinet d’architectes, le tableau de bord doit tenir compte de l’organisation des missions et de leurs différentes phases. Les indicateurs peuvent inclure :

  • avancement par phase de mission ;
  • livrables remis et validations obtenues ;
  • temps passé par projet et par phase ;
  • honoraires prévus, facturés et encaissés ;
  • budget consommé et reste à faire ;
  • rentabilité par affaire ;
  • charge des équipes et disponibilités ;
  • prochaines échéances client.

L’ERP pour cabinet d’architectes de Karanext permet de centraliser les projets, les phases, les temps, les honoraires, la facturation et les données de pilotage.

Construire un tableau de bord projet utile en 5 étapes

1. Définir les décisions à faciliter

Commencez par identifier les décisions prises grâce au tableau de bord. Souhaitez-vous ajuster les ressources, suivre les délais, préparer une revue client, améliorer la facturation ou analyser la rentabilité des affaires ?

2. Choisir les indicateurs prioritaires

Sélectionnez uniquement les KPI qui répondent à ces décisions. Un tableau de bord trop chargé devient difficile à lire et réduit la capacité à identifier les priorités.

3. Définir les sources de données

Chaque indicateur doit reposer sur une donnée identifiable : planning, feuille de temps, budget, devis, facture, livrable ou fiche projet. Cette étape améliore la fiabilité du reporting.

4. Fixer une fréquence de mise à jour

La fréquence dépend du rythme du projet. Les temps peuvent être suivis chaque semaine, les jalons à chaque comité de projet et les indicateurs financiers à chaque revue d’affaire.

5. Organiser une revue des indicateurs

Le tableau de bord prend toute sa valeur lorsqu’il est utilisé dans une réunion ou une revue de projet. Chaque écart doit être associé à une explication, une décision ou une action à suivre.

Comment un ERP fiabilise le tableau de bord projet ?

Centraliser les données projet

Un ERP permet de réunir dans un même environnement les plannings, les budgets, les livrables, les ressources, les temps, les coûts externes et la facturation.

Cette centralisation limite les ressaisies et facilite la comparaison entre les données prévues et réalisées. La page Karanext dédiée au pilotage des bureaux d’études met notamment en avant le suivi des projets, des ressources, des temps, des budgets et du reporting décisionnel.

Automatiser la mise à jour des KPI

Lorsque les collaborateurs saisissent leurs temps, que les responsables actualisent les jalons et que les données financières sont rattachées au projet, les indicateurs peuvent être mis à jour avec davantage de régularité.

Le rôle du chef de projet reste essentiel pour interpréter les résultats, expliquer les écarts et définir les actions. L’outil apporte une base commune et facilite la circulation de l’information.

Adapter les vues aux équipes et aux métiers]

La direction peut suivre une synthèse des affaires, de la charge et de la rentabilité. Le chef de projet peut consulter les tâches, les livrables et les jalons. Le responsable administratif peut se concentrer sur les temps, la facturation et les données financières.

Cette organisation rend le tableau de bord plus utile, car chaque utilisateur accède aux informations nécessaires à ses responsabilités.

Exemple de tableau de bord projet pour un BET ou un cabinet d’architectes

Le tableau suivant peut servir de base pour construire un reporting adapté à votre organisation :

IndicateurDéfinitionFréquenceDécision associée
Avancement des livrablesPart des éléments terminés ou validésHebdomadairePrioriser les tâches et validations
Écart de planningDifférence entre dates prévues et réaliséesÀ chaque jalonRéorganiser le calendrier
Temps consommésHeures ou jours saisis sur l’affaireHebdomadaireAnalyser la charge
Budget réaliséCoûts engagés par rapport au prévisionnelMensuelleAjuster les ressources ou le périmètre
Reste à faireCharge nécessaire pour terminer le projetÀ chaque revueActualiser l’atterrissage
Marge projetéeRésultat estimé à la clôtureMensuellePréparer les arbitrages

Ce modèle peut être adapté selon la taille du cabinet, le type de mission, le nombre d’intervenants et les modalités de facturation.

Pour aller plus loin sur les indicateurs propres aux bureaux d’études, consultez l’article Karanext consacré aux KPI à suivre pour piloter un bureau d’études.

Un tableau de bord projet efficace ne cherche pas à tout afficher. Il rassemble les indicateurs nécessaires pour comprendre l’avancement, la charge, les délais, le budget et la rentabilité de chaque mission.

Pour un bureau d’études, les KPI doivent faciliter le suivi par affaire, phase, lot et intervenant. Pour un cabinet d’architectes, ils doivent relier les phases de mission, les livrables, les temps passés, les honoraires et les validations client.

En centralisant ces données dans un ERP, les équipes disposent d’une information plus cohérente et peuvent consacrer davantage de temps à l’analyse et à la décision.

Pilotez vos projets avec les bons indicateurs

Découvrez comment Karanext centralise vos projets, vos ressources, vos temps, vos budgets et votre facturation dans des tableaux de bord adaptés à votre métier.

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FAQ, tableau de bord projet
Les KPI essentiels concernent généralement l’avancement des livrables, les jalons, les délais, les temps passés, le reste à faire, le budget, la marge projetée et la facturation.
Un BET peut suivre l’avancement par lot technique, les jalons, les temps prévus et passés, le reste à faire, les coûts de sous-traitance, le budget, la marge et la facturation.
Les indicateurs peuvent porter sur l’avancement par phase, les livrables, les validations, les temps passés, les honoraires, la facturation, le budget et la rentabilité par projet.
Le reporting restitue des informations sur le projet. Le tableau de bord organise plusieurs KPI pour faciliter la compréhension de la situation et orienter les décisions.
La centralisation des plannings, des temps, des budgets, des livrables et de la facturation dans un ERP permet de fiabiliser et de mettre à jour plus facilement les indicateurs.
Commencez par identifier les décisions que la direction doit prendre. Sélectionnez ensuite les indicateurs qui permettent de suivre la charge, les délais, les budgets, la rentabilité et les projets nécessitant un arbitrage.
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Un tableau de bord projet permet de transformer les données quotidiennes d’une mission en informations utiles pour décider. Dans un bureau d’études comme dans un cabinet d’architectes, il doit donner une vision claire de l’avancement, des délais, de la charge, du budget et de la rentabilité. Le défi n’est pas d’afficher le plus grand nombre de KPI, mais de sélectionner ceux qui répondent aux questions des dirigeants, des chefs de projet et des responsables administratifs. Quels livrables sont terminés ? Quelle charge reste à produire ? Les temps consommés correspondent-ils au budget prévu ? Les honoraires ou la facturation suivent-ils l’avancement réel ? Voici comment construire un tableau de bord projet adapté aux projets d’architecture et d’ingénierie.

Qu’est-ce qu’un tableau de bord projet ?

Un outil de pilotage, pas seulement un reporting

Un tableau de bord projet centralise les indicateurs essentiels d’une mission et les présente dans un format lisible. Il peut prendre la forme d’un tableau, d’une interface interactive ou d’une vue intégrée à un logiciel de gestion de projet.

Son rôle est de faciliter la compréhension de la situation et de permettre une action rapide. Un chef de projet doit pouvoir identifier les livrables en retard, les ressources disponibles, les écarts de charge ou les points nécessitant une validation sans reconstituer l’information à partir de plusieurs fichiers.

Dans un BET ou un cabinet d’architectes, le tableau de bord doit relier les dimensions opérationnelles et financières. L’avancement d’une phase ne peut pas être analysé séparément du temps consommé, du budget, des honoraires ou des coûts de sous-traitance.

La différence entre KPI et tableau de bord

Un KPI est un indicateur qui mesure un élément précis. Il peut s’agir du temps passé sur une phase, du taux d’avancement d’un livrable, du budget consommé ou du montant restant à facturer.

Le tableau de bord organise plusieurs KPI autour d’un objectif de pilotage. Il permet de lire les indicateurs ensemble et de comprendre leurs relations. Par exemple, une hausse du temps consommé peut être cohérente si l’avancement des livrables progresse au même rythme. Elle peut aussi signaler un besoin d’analyse si la production reste inférieure aux prévisions.

Adapter les indicateurs au destinataire

Le dirigeant recherche une vision globale de la rentabilité, de la charge et des projets nécessitant une décision. Le chef de projet suit plus précisément les tâches, les jalons, les ressources et les points de blocage. Le responsable administratif s’intéresse davantage aux temps saisis, à la facturation et aux éléments financiers.

Un même projet peut donc être présenté dans plusieurs vues, avec des niveaux de détail adaptés à chaque responsabilité.

Les KPI opérationnels à suivre sur un projet

L’avancement des livrables et des jalons

Le premier indicateur à suivre est l’avancement réel des livrables. Il peut être exprimé par statut : à démarrer, en cours, remis, en validation ou validé.

Les jalons permettent de structurer cette information. Dans un cabinet d’architectes, ils peuvent correspondre aux différentes phases de mission. Dans un BET, ils peuvent être associés aux lots techniques, aux études ou aux remises de documents.

Le tableau de bord doit faire ressortir les livrables qui nécessitent une action, notamment lorsqu’ils sont proches de leur échéance ou en attente d’une validation externe.

Le respect des délais

Le respect des délais ne se mesure pas uniquement à la date finale du projet. Il est préférable de suivre les échéances intermédiaires, les dates de validation et les éventuels décalages par phase.

Un retard sur un jalon peut avoir un impact sur les ressources, la facturation ou les interventions des partenaires. En identifiant l’écart suffisamment tôt, le chef de projet peut réorganiser le planning et informer les personnes concernées.

Le reste à faire

Le reste à faire correspond aux tâches, livrables et ressources encore nécessaires pour terminer la mission. Il complète l’information sur l’avancement et donne une vision plus concrète de la suite du projet.

Dans un tableau de bord projet, le reste à faire peut être suivi en jours, en heures, en charge financière ou par phase. Il permet notamment de comparer le travail restant avec les disponibilités des équipes et le budget encore disponible.

Les KPI liés aux ressources et à la charge

La charge planifiée et la charge consommée

La charge planifiée correspond au temps prévu pour réaliser les tâches ou les phases. La charge consommée indique le temps déjà saisi par les collaborateurs.

La comparaison entre ces deux données permet d’identifier les écarts. Une phase peut consommer davantage que prévu en raison d’une demande complémentaire, d’une difficulté technique ou d’un besoin de reprise. L’objectif est de comprendre l’écart afin d’ajuster les prochaines étapes.

Les temps passés par projet, phase ou lot

Le suivi des temps est particulièrement utile dans les métiers où la rentabilité dépend directement de la charge mobilisée. Les temps peuvent être analysés par affaire, client, phase, lot technique, collaborateur ou type de tâche.

Pour un cabinet d’architectes, cette lecture permet de rapprocher les heures consacrées aux phases de mission et les honoraires prévus. Pour un BET, elle facilite le suivi de la charge par lot et par intervenant.

Le taux d’occupation et l’allocation des ressources

Le taux d’occupation permet de visualiser la charge des équipes sur une période donnée. Il aide à identifier les périodes de surcharge, les disponibilités à venir et les besoins de répartition entre les projets.

Le tableau de bord doit aussi faire apparaître les compétences mobilisées sur les prochaines étapes. Cette information facilite l’allocation des ressources et la préparation des nouvelles affaires.

Les KPI financiers du tableau de bord projet

Le budget prévu et le budget réalisé

Le budget prévu constitue la référence de départ. Le budget réalisé mesure ce qui a déjà été consommé en temps, en coûts internes, en achats ou en sous-traitance.

Cette comparaison doit être analysée avec l’avancement des livrables. Un budget consommé à 60 % ne signifie pas nécessairement que le projet est réalisé à 60 %. Le tableau de bord doit donc croiser consommation et production.

La marge réelle et la marge projetée

La marge réelle correspond à la situation observée à date. La marge projetée prend en compte le réalisé et l’estimation du reste à faire.

La comparaison entre ces deux informations permet de mesurer la trajectoire du projet. Elle aide le responsable d’affaire à décider s’il faut réviser le planning, ajuster les ressources, clarifier le périmètre ou actualiser les prévisions.

Le chiffre d’affaires facturé et le reste à facturer

Le chiffre d’affaires facturé permet de suivre les montants déjà émis. Le reste à facturer indique les sommes encore associées aux prestations réalisées ou aux prochains jalons.

Pour les cabinets d’architectes, cet indicateur peut être relié aux phases de mission et à la facturation à l’avancement. Pour les BET, il peut être rapproché des lots livrés, des situations ou des jalons contractuels.

Les coûts de sous-traitance et de co-traitance

Les coûts externes doivent être intégrés au tableau de bord lorsqu’ils participent à la réalisation du projet. Une vision limitée aux temps internes peut donner une lecture incomplète de la rentabilité.

Le suivi des partenaires doit permettre de connaître leur périmètre d’intervention, les livrables attendus, les coûts engagés et l’avancement des travaux confiés.

Quels KPI pour un bureau d’études ?

Dans un bureau d’études, le tableau de bord projet peut être organisé par affaire, lot technique et phase. Les indicateurs prioritaires sont généralement les suivants :

  • avancement des études par lot ;
  • jalons atteints et prochaines échéances ;
  • temps prévus et temps consommés ;
  • reste à faire par intervenant ;
  • coûts de sous-traitance et de co-traitance ;
  • budget prévu et réalisé ;
  • marge projetée par affaire ;
  • facturation émise et reste à facturer.

La page Karanext dédiée à la gestion de projet pour les bureaux d’études présente notamment le suivi des phases, des ressources, des temps, des budgets et des indicateurs de rentabilité.

[H2 : Quels KPI pour un cabinet d’architectes ?

Pour un cabinet d’architectes, le tableau de bord doit tenir compte de l’organisation des missions et de leurs différentes phases. Les indicateurs peuvent inclure :

  • avancement par phase de mission ;
  • livrables remis et validations obtenues ;
  • temps passé par projet et par phase ;
  • honoraires prévus, facturés et encaissés ;
  • budget consommé et reste à faire ;
  • rentabilité par affaire ;
  • charge des équipes et disponibilités ;
  • prochaines échéances client.

L’ERP pour cabinet d’architectes de Karanext permet de centraliser les projets, les phases, les temps, les honoraires, la facturation et les données de pilotage.

Construire un tableau de bord projet utile en 5 étapes

1. Définir les décisions à faciliter

Commencez par identifier les décisions prises grâce au tableau de bord. Souhaitez-vous ajuster les ressources, suivre les délais, préparer une revue client, améliorer la facturation ou analyser la rentabilité des affaires ?

2. Choisir les indicateurs prioritaires

Sélectionnez uniquement les KPI qui répondent à ces décisions. Un tableau de bord trop chargé devient difficile à lire et réduit la capacité à identifier les priorités.

3. Définir les sources de données

Chaque indicateur doit reposer sur une donnée identifiable : planning, feuille de temps, budget, devis, facture, livrable ou fiche projet. Cette étape améliore la fiabilité du reporting.

4. Fixer une fréquence de mise à jour

La fréquence dépend du rythme du projet. Les temps peuvent être suivis chaque semaine, les jalons à chaque comité de projet et les indicateurs financiers à chaque revue d’affaire.

5. Organiser une revue des indicateurs

Le tableau de bord prend toute sa valeur lorsqu’il est utilisé dans une réunion ou une revue de projet. Chaque écart doit être associé à une explication, une décision ou une action à suivre.

Comment un ERP fiabilise le tableau de bord projet ?

Centraliser les données projet

Un ERP permet de réunir dans un même environnement les plannings, les budgets, les livrables, les ressources, les temps, les coûts externes et la facturation.

Cette centralisation limite les ressaisies et facilite la comparaison entre les données prévues et réalisées. La page Karanext dédiée au pilotage des bureaux d’études met notamment en avant le suivi des projets, des ressources, des temps, des budgets et du reporting décisionnel.

Automatiser la mise à jour des KPI

Lorsque les collaborateurs saisissent leurs temps, que les responsables actualisent les jalons et que les données financières sont rattachées au projet, les indicateurs peuvent être mis à jour avec davantage de régularité.

Le rôle du chef de projet reste essentiel pour interpréter les résultats, expliquer les écarts et définir les actions. L’outil apporte une base commune et facilite la circulation de l’information.

Adapter les vues aux équipes et aux métiers]

La direction peut suivre une synthèse des affaires, de la charge et de la rentabilité. Le chef de projet peut consulter les tâches, les livrables et les jalons. Le responsable administratif peut se concentrer sur les temps, la facturation et les données financières.

Cette organisation rend le tableau de bord plus utile, car chaque utilisateur accède aux informations nécessaires à ses responsabilités.

Exemple de tableau de bord projet pour un BET ou un cabinet d’architectes

Le tableau suivant peut servir de base pour construire un reporting adapté à votre organisation :

IndicateurDéfinitionFréquenceDécision associée
Avancement des livrablesPart des éléments terminés ou validésHebdomadairePrioriser les tâches et validations
Écart de planningDifférence entre dates prévues et réaliséesÀ chaque jalonRéorganiser le calendrier
Temps consommésHeures ou jours saisis sur l’affaireHebdomadaireAnalyser la charge
Budget réaliséCoûts engagés par rapport au prévisionnelMensuelleAjuster les ressources ou le périmètre
Reste à faireCharge nécessaire pour terminer le projetÀ chaque revueActualiser l’atterrissage
Marge projetéeRésultat estimé à la clôtureMensuellePréparer les arbitrages

Ce modèle peut être adapté selon la taille du cabinet, le type de mission, le nombre d’intervenants et les modalités de facturation.

Pour aller plus loin sur les indicateurs propres aux bureaux d’études, consultez l’article Karanext consacré aux KPI à suivre pour piloter un bureau d’études.

Un tableau de bord projet efficace ne cherche pas à tout afficher. Il rassemble les indicateurs nécessaires pour comprendre l’avancement, la charge, les délais, le budget et la rentabilité de chaque mission.

Pour un bureau d’études, les KPI doivent faciliter le suivi par affaire, phase, lot et intervenant. Pour un cabinet d’architectes, ils doivent relier les phases de mission, les livrables, les temps passés, les honoraires et les validations client.

En centralisant ces données dans un ERP, les équipes disposent d’une information plus cohérente et peuvent consacrer davantage de temps à l’analyse et à la décision.

Pilotez vos projets avec les bons indicateurs

Découvrez comment Karanext centralise vos projets, vos ressources, vos temps, vos budgets et votre facturation dans des tableaux de bord adaptés à votre métier.

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FAQ, tableau de bord projet
Les KPI essentiels concernent généralement l’avancement des livrables, les jalons, les délais, les temps passés, le reste à faire, le budget, la marge projetée et la facturation.
Un BET peut suivre l’avancement par lot technique, les jalons, les temps prévus et passés, le reste à faire, les coûts de sous-traitance, le budget, la marge et la facturation.
Les indicateurs peuvent porter sur l’avancement par phase, les livrables, les validations, les temps passés, les honoraires, la facturation, le budget et la rentabilité par projet.
Le reporting restitue des informations sur le projet. Le tableau de bord organise plusieurs KPI pour faciliter la compréhension de la situation et orienter les décisions.
La centralisation des plannings, des temps, des budgets, des livrables et de la facturation dans un ERP permet de fiabiliser et de mettre à jour plus facilement les indicateurs.
Commencez par identifier les décisions que la direction doit prendre. Sélectionnez ensuite les indicateurs qui permettent de suivre la charge, les délais, les budgets, la rentabilité et les projets nécessitant un arbitrage.
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